Les bonnes surprises d'ESSEN 2016

« Maman je veux aller à Disneyland ! »
Quelques années plus tard …. « Chérie, je pars pour Essen ! Je reviens … un jour ! »
Essen … la Mecque du jeu de société. Pas loin de 1500 jeux, 180.000 visiteurs, 35 heures d’achats, de découvertes et de rencontres.
Voici en quelques lignes, au moment où je vous écris, ma récolte d’Essen 2016. 
En préambule, je tiens à dire que j’ai été presque raisonnable (pour ne pas dire complètement déraisonnable). Vous comprendrez que de ne prendre que 32 jeux sur 1500, c’est tout de même acceptable. Et pourtant, il me faudra une nouvelle étagère,manger des pâtes, et passer de longues heures à éplucher de nouvelles règles…..

 

Cthulhu Pandémie

Cette adaptation de Pandémie nous plonge dans l’univers de Chtulu de Lovecraft, avec tous les ingrédients du Pandémie classique. Le plateau assez sobre et sombre l’ambiance ainsi que les lieux mythiques. Cette version est assez intéressante, car la gestion des déplacements et de la difficulté est différente, ce qui apporte un axe et un autre regard sur le jeu. Il sera donc très facile de s’échanger des Cartes Lieux. Par contre, les monstres et Cthulhu, eux, n’attendront pas. La mécanique et l’approche du jeu sont plus simples que Pandémie, mais il n’en reste pas moins simpliste. Ce petit frère va certainement s’étoffer avec de nouvelles Cartes de Grand Anciens, qui rythment la partie et font de celles-ci des moments toujours différents.

Mystic Vale

Et si au lieu d’augmenter le nombre de cartes de notre deck, nous assistions à une évolution de la carte? C’est le postulat de base de Mystic Vale, concept pour le moins innovant et original qui fonctionne. En effet, chaque joueur commence avec 20 cartes. Chaque carte possède 3 emplacements différents pour un « upgrade », ainsi qu’un emplacement pour un boost général de ladite carte. Tout au long de la partie, les joueurs n’auront pas de nouvelles cartes dans leur deck, mais des « upgrades » qu’ils choisiront d’acheter et de placer sur les cartes. Actuellement, Mystic Vale est un Dominion sans les Cartes Attaques. En effet, il reste pour l’instant un jeu sans grande interaction entre les joueurs avec en plus l’effet « course aux points » et une gestion de fin de partie à la Puerto Rico. Mon avis, totalement personnel : je le mets en bonne surprise, car je veux croire que les auteurs vont développer l’univers et les cartes et donner des orientations différentes. J’ai eu l’occasion d’en faire 3 parties et je retrouve les mêmes sensations qu’avec un Dominion. Et j’insiste sur ce point. Les amateurs de Dominion, ne jouent plus avec le jeu de base, et pour cause. Mais revenons à Mystic Vale : concernant la durée des parties, elles n’excèdent pas 30 minutes et la mise en place est relativement rapide. Enfin, je pense que c’est un jeu que je préférerais jouer à 2 pour avoir plus de contrôle sur mon adversaire.

Great Western Trail

On commence à rentrer dans du plus lourd avec le dernier né d’Alexandre Pfister, auteur entre autres de Monbasa et de Isle of Skye. Le thème de Great Western Trail est pour le moins original, puisque nous devrons (ou pas), en tout bon fermier américain du 19è siècle que nous sommes, aller vendre nos vaches à Kansas City. Seulement voilà, la route est longue et truffée de plus en plus de villages et autres villes qui vont nous ralentir et tenter de vider notre trésorerie. Doté d’une très grande rejouabilité, GWT est dans la lignée d’un Monbasa et il peut être pris par différents bouts. Ce n’est pas vraiment un pose d’ouvriers, ici nous sommes plus dans un jeu de timing et d’optimisation de choix d’actions et de trajet. En effet, pour aller à Kansas City, il y a plusieurs trajets possibles et chacun d’eux vont nous imposer des choix à faire. Toute l’astuce du jeu est de contrôler sa trésorerie, pour acheter de nouvelles vaches, poser de nouvelles villes, avoir des aides et être judicieux sur ces déplacements. Comptez au moins 2 heures en première partie (surtout si comme moi vous démarrez au milieu de la nuit). Les tours sont très rapides, l’attente entre les joueurs est donc assez courte et il n’y a que très peu de changements « imprévisibles ». Autrement dit, la fluidité de ce « gros jeu » est au rendez-vous. Merci !

Mask of Anubis

Un ovni. Voilà comment je définirais personnellement ce jeu. Pour commencer, le montage du masque a été un peu fastidieux, surtout lorsque l’on a deux mains gauches. Vous voilà en plein milieu d’une pyramide, sans plan et n’ayant que quelques secondes pour décrire votre environnement. Car voilà, bien tout le sel du jeu : décrire votre environnement. C’est typiquement un jeu de communication par excellence qui ferait le bonheur de certains coachs en la matière que je connais. Il y a donc un joueur, portant le Masque avec son mobile (oui, car le jeu se joue obligatoirement avec une application), plongé dans un labyrinthe. Il ne pourra pas se déplacer, mais uniquement regarder son environnement par une vue à 360°. Et surtout le décrire. L’autre partie du groupe de joueurs, devra sur les indications du premier, reconstruire le labyrinthe, et poser aux bons endroits, les plantes, les tableaux, statues et autres accessoires du jeu. Attention à ne pas trop prendre votre temps puisque vous n’aurez que quelques secondes seulement pour faire la description de votre environnement, car ensuite, l’application vous projette dans un autre endroit du labyrinthe. In fine, il devra être reconstruit avec tous les éléments de décors placés et une correction s’ensuivra. J’ai pris beaucoup de plaisir tant à décrire avec le masque ce que l’on voyait qu’à essayer de décrypter les indications pour refaire au mieux le labyrinthe. Au final, le Mask of Anubis est un excellent jeu de communication qui peut s’étoffer à l’infini.

 

Je m’arrête ici, pour ce poste. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, pour la suite de mes découvertes et bonnes surprises (donnez moi le temps d’y jouer !). Je vous parlerai de Mars avec Terraforming Mars et Martians. Deux excellents jeux également.

 

Nicholas.

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