Interview avec Philippe Tapimoket, auteur du jeu IKAN.

Philippe Tapimoket, blogueur parmi l'équipe de Vin d’Jeu, partenaire de la boutique l’Alchimiste à Reims, auteur du blog Le Grimoire de l’Alchimiste et administrateur chez Action-Jeux, partage avec nous dans cet article son parcours d’auteur de jeu. Son prochain jeu IKAN, édité par Morning fera sa sortie dans quelques mois.  

Bonjour Philippe, merci pour le temps que tu nous accordes pour cette interview. Peux-tu rapidement te présenter ?

Oui bien sûr, je m'appelle Philippe Gallois, mais je suis plus connu sous le nom de Tapimoket dans le monde ludique. J'ai 51 ans, et je suis passionné par les jeux. Je me suis fait connaître par ma rédaction ludique à travers différents blogs mais aussi sur les réseaux sociaux où j'administre différentes communautés. J'ai également eu un rôle de conseil sur les mécaniques et j’ai participé à la rédaction des règles pour certains jeux, comme V-commandos et Mines of  Ōlnäk chez Morning. J'écris aussi dans des magazines spécialisés. J'ai par exemple, écrit des articles dans RAVAGE, numéro spécial jeu de plateau. Je suis également partenaire à la boutique l'Alchimiste à Reims.

Enfin, dernièrement, j'ai intégré le site Action-jeux, le premier site spécialisé dans l'événementiel ludique et j'ai participé au projet du jeu SEEDERS.

J'ai oublié quelque chose ? hmmmm... Ah oui ! je suis inscrit dans 3 associations dédiées aux jeux.

Est-ce que ton parcours professionnel a un rapport étroit avec le monde du jeu ? Si non, a-t-il été un coup de pouce pour être auteur de jeu ?

J'ai eu la chance de pouvoir exercer le métier que je voulais faire étant "p'tit" : Informaticien. Je pouvais satisfaire mon goût pour la conception et notamment en créant des logiciels. Le jeu restait mon loisir. Je suis passé par le jeu vidéo bien sûr, mais durant les premières années, tout cela n'était que balbutiant.

Les premières années où je travaillais, coïncidaient avec l'explosion créative des jeux. C'était la période des premières boutiques spécialisées, des jeux cultes comme Supergang, Full métal Planet, Space Hulk ou Blood Bowl, mais aussi celle des jeux de rôle. En fait, ce sont ces derniers qui m’ont permis, en partie, de m'épanouir professionnellement.

Lorsque vous "masterisez" des jeux de rôle, vous apprenez à prendre la parole en public, à être créatif, à improviser, à canaliser les personnes... Au-delà de mon expérience, je leur dois probablement ma progression jusqu'au poste de Chef de ProjetJ'ai finalement quitté ma profession pour des raisons personnelles. Aujourd'hui, ce sont mes expériences professionnelles qui me servent dans le monde ludique et tous les projets auxquels je prends part.

Malgré ces expériences,  je reste persuadé que la création d'un jeu ne se commande pas, mais vient à vous, comme ça, sans prévenir. Cela arrive parce que vous avez une idée qui surgit et que vous êtes encore un grand enfant avec une forte envie de vous amuser.

Comment es-tu tombé dans « la marmite » du monde du jeu ?

Obélix a choisi la marmite de la potion de force, moi c'est celle du jeu. Et j'ai beau creuser dans mes souvenirs, je ne me rappelle plus par où cela a commencé ! Finalement, je crois bien que je suis né dans cette marmite et que j'y baigne toujours. J'ai joué à des jeux de société  assez jeune, comme les classiques Monopoly, Risk, Stratego. Ma vie est une grande partie de jeu qui ne finit pas !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de créer ton propre jeu ?

Je m'en souviens comme si c'était hier. J'étais debout sur la cuvette des toilettes, j'accrochais une horloge, la faïence était mouillée, j'ai fait un vol plané et ma tête a heurté la chasse d'eau. En revenant à moi, j'ai eu une révélation, une vision ! J'ai vu une image ! J'ai alors créé un jeu... J'avais bien pensé à une machine à voyager dans le temps, mais bon...il fallait de l'énergie nucléaire et ça ne se vend pas en droguerie.

Plus sérieusement, j'avais une ou deux idées en tête. En tant que rédacteur ludique, je voulais écrire un article sur ce que pouvait ressentir un auteur de jeu, son parcours... Le meilleur moyen d'en parler était d'endosser moi même ce rôle. J'ai alors créé un jeu que j'ai fait tester et je l'ai finalement inscrit à un concours de prototypes, celui de Ludix 2015. Je n'avais aucune prétention, et il n'a d'ailleurs pas gagné. Mais, à ma grande surprise, le jury l'avait sélectionné parmi les finaliste. J'avais mis le doigt dans l'engrenage...

Rendez-vous dans un prochain article pour la suite de l'interview dans laquelle Philippe Tapimoket partagera avec nous les étapes de création du jeu IKAN ! 

Anaïs. 

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